ITALIE-ITA Airways supprime 226 postes avant même la montée de Lufthansa à 90 % du capital
La compagnie, détenue à 41 % par Lufthansa, a engagé une procédure visant 226 de ses 5 269 salariés au 15 octobre 2026, soit 4,3 % de l'effectif : 10 pilotes, 90 membres du personnel de cabine et 126 agents au sol. Les premières lettres pourraient partir avant le 30 décembre. C'est elle qui a ouvert la liaison Rome-Dakar en juillet 2024.
La compagnie, détenue à 41 % par Lufthansa, a engagé une procédure visant 226 de ses 5 269 salariés au 15 octobre 2026, soit 4,3 % de l’effectif : 10 pilotes, 90 membres du personnel de cabine et 126 agents au sol. Les premières lettres pourraient partir avant le 30 décembre. C’est elle qui a ouvert la liaison Rome-Dakar en juillet 2024.
Les motifs invoqués, du carburant à l’intelligence artificielle
ITA Airways met en avant le carburéacteur, passé de 670 à 1 700 dollars la tonne, qu’elle rattache aux guerres en Ukraine et au Proche-Orient, et l’allongement des routes. Elle décrit une demande contractée « in modo brusco ». Elle invoque les défauts des moteurs Pratt and Whitney, qui ont immobilisé des appareils, et les retards de livraison d’Airbus, la flotte restant plus petite que prévu. Elle cite enfin la numérisation et l’intelligence artificielle, qui automatiseront des tâches administratives, en affirmant qu’il n’y sera pas recouru de manière « indiscriminato ». Les sureffectifs sont qualifiés de structurels.
Ce que la procédure prévoit, et ce qu’elle ne prévoit pas
La loi italienne impose la consultation des représentants du personnel et une phase administrative en cas d’échec : les 226 postes ne sont pas des licenciements exécutés. La compagnie n’a prévu aucune mesure d’accompagnement au-delà de la loi et des conventions collectives, aux syndicats de les demander. Elle annonce un plan de formation pour reclasser en interne une part du personnel. En cas d’accord, une seconde tranche pourrait rester ouverte jusqu’au 30 décembre 2027. Le 22 juillet, ITA et six syndicats avaient signé un accord privilégiant des solutions non traumatiques. Lufthansa prévoit de porter sa part à 90 % au premier trimestre 2027, la Commission européenne ayant autorisé l’opération sous conditions en juillet 2024, au titre de la concurrence sur certaines liaisons et à Linate.
La date de référence, et la ligne de Dakar
Le 15 octobre 2026 retenu pour arrêter l’effectif tombe cinq ans jour pour jour après le premier vol de la compagnie, qui succédait à Alitalia. ITA Airways avait inauguré Rome-Dakar le 3 juillet 2024, à quatre fréquences hebdomadaires en Airbus A321neo de juillet à octobre, un mois après Rome-Accra. Les contraintes de flotte citées parmi les motifs sont celles qui bornent le long-courrier, liaisons africaines comprises.
Deux éléments suivront : les critères de choix arrêtés avec les syndicats, et la présence de Dakar au programme de l’été 2027.
Africa7Media
ILLUSTRATION RECOMMANDÉE : appareil d’ITA Airways au roulage ou en stationnement, ou vue d’un comptoir de la compagnie. Écarter toute photographie de salariés identifiables et toute image de mouvement social non lié à ce dossier.
Légende : ITA Airways a engagé une procédure de licenciement collectif portant sur 226 de ses 5 269 salariés, recensés au 15 octobre 2026.
Crédit photo : à compléter après vérification de l’auteur et des droits d’utilisation du visuel.
La compagnie, détenue à 41 % par Lufthansa, a engagé une procédure visant 226 de ses 5 269 salariés au 15 octobre 2026, soit 4,3 % de l’effectif : 10 pilotes, 90 membres du personnel de cabine et 126 agents au sol. Les premières lettres pourraient partir avant le 30 décembre. C’est elle qui a ouvert la liaison Rome-Dakar en juillet 2024.
Les motifs invoqués, du carburant à l’intelligence artificielle
ITA Airways met en avant le carburéacteur, passé de 670 à 1 700 dollars la tonne, qu’elle rattache aux guerres en Ukraine et au Proche-Orient, et l’allongement des routes. Elle décrit une demande contractée « in modo brusco ». Elle invoque les défauts des moteurs Pratt and Whitney, qui ont immobilisé des appareils, et les retards de livraison d’Airbus, la flotte restant plus petite que prévu. Elle cite enfin la numérisation et l’intelligence artificielle, qui automatiseront des tâches administratives, en affirmant qu’il n’y sera pas recouru de manière « indiscriminato ». Les sureffectifs sont qualifiés de structurels.
Ce que la procédure prévoit, et ce qu’elle ne prévoit pas
La loi italienne impose la consultation des représentants du personnel et une phase administrative en cas d’échec : les 226 postes ne sont pas des licenciements exécutés. La compagnie n’a prévu aucune mesure d’accompagnement au-delà de la loi et des conventions collectives, aux syndicats de les demander. Elle annonce un plan de formation pour reclasser en interne une part du personnel. En cas d’accord, une seconde tranche pourrait rester ouverte jusqu’au 30 décembre 2027. Le 22 juillet, ITA et six syndicats avaient signé un accord privilégiant des solutions non traumatiques. Lufthansa prévoit de porter sa part à 90 % au premier trimestre 2027, la Commission européenne ayant autorisé l’opération sous conditions en juillet 2024, au titre de la concurrence sur certaines liaisons et à Linate.
La date de référence, et la ligne de Dakar
Le 15 octobre 2026 retenu pour arrêter l’effectif tombe cinq ans jour pour jour après le premier vol de la compagnie, qui succédait à Alitalia. ITA Airways avait inauguré Rome-Dakar le 3 juillet 2024, à quatre fréquences hebdomadaires en Airbus A321neo de juillet à octobre, un mois après Rome-Accra. Les contraintes de flotte citées parmi les motifs sont celles qui bornent le long-courrier, liaisons africaines comprises.
Deux éléments suivront : les critères de choix arrêtés avec les syndicats, et la présence de Dakar au programme de l’été 2027.
Africa7Media: Alioune NDIAYE



