Italie : 537 personnes contrôlées en une matinée à Bergame, deux Africains placés en centre de rétention
La police d’État de Bergame a identifié 537 personnes au cours d’une opération menée dans la matinée du vendredi 23 octobre 2026. Treize ressortissants étrangers ont été conduits à la Questura pour vérification de leur situation, trois ont reçu un ordre d’éloignement du territoire national et deux ont été placés dans un Centre de permanence pour le rapatriement.
L’opération était coordonnée par le Bureau de l’immigration de la Questura, avec l’appui du Reparto Mobile, unité de maintien de l’ordre de la police italienne. Elle associait le contrôle de la régularité du séjour à des vérifications de prévention et de répression des infractions.
Parmi les africain placées en rétention figurent un ressortissant marocain, un ressortissant ivoirien et deux sénégalais sans résidence. Le marocain avait fait l’objet de plusieurs décrets d’expulsion sans jamais s’y conformer, selon la police. L’ivoirien se trouvait sans titre de séjour valide, sa demande de protection spéciale ayant été rejetée par la Commission territoriale de Brescia pour défaut des conditions requises.
Deux mesures distinctes ont été prises à l’issue de ces contrôles, et la différence compte. L’ordre d’éloignement laisse à la personne un délai pour quitter l’Italie par ses propres moyens. Le placement en Centre de permanence pour le rapatriement est une rétention administrative, dans l’attente de l’exécution matérielle du retour.
Cette opération s’inscrit dans une activité continue dont la Questura de Bergame a publié le bilan deux jours plus tôt. Depuis le début de l’année 2026, 1 215 titres de séjour pour demande d’asile ont été délivrés dans la province, et 414 mesures de révocation prononcées après disparition des conditions prévues par la réglementation. Vingt-six propositions de révocation du statut de protection internationale ont par ailleurs été présentées.
Un motif de révocation revient dans ces décisions et mérite d’être connu des intéressés. Outre les décisions de la Commission territoriale compétente, les retraits découlent des vérifications effectuées au domicile déclaré par les demandeurs d’asile, ces contrôles ayant permis dans plusieurs cas de constater que les personnes y étaient introuvables.
Au cours de la semaine précédente, trois ressortissants étrangers dont un sénégalais avaient été expulsés. L’un, arrêté le 11 octobre pour trafic de stupéfiants, a été rapatrié après une comparution immédiate. Les deux autres dont le sénégalais avaient été arrêtés pour détention de faux documents. Deux autres personnes en situation irrégulière avaient été conduites en centre de rétention sur la même période.
Alioune Ndiaye



