LFR : les cinq arguments de l’économiste Aliou Diouck

LFR : les cinq arguments de l'économiste Aliou Diouck

L’économiste-statisticien Aliou Diouck défend le rejet de la loi de finances rectificative par l’Assemblée nationale en cinq arguments budgétaires. Il avait déjà salué publiquement le travail des députés de Pastef sur ce texte, qualifiant leur débat d’inédit, et son analyse prend donc parti dans un désaccord en cours.

Il soutient d’abord que l’enveloppe de subvention du carburant, portée de 250 à 790 milliards de francs CFA, est déjà consommée, et que les prix à la pompe, fixés à 755 francs pour le gasoil et 990 pour le supercarburant, continueront de monter. Il avance une projection personnelle, le gasoil à 850 francs début janvier.

Il reproche ensuite la suppression d’investissements publics pour financer ces subventions, puis le passage du déficit à 7,6 % du produit intérieur brut, qu’il lie aux engagements pris avec le Fonds monétaire international.

Son quatrième argument porte sur les bourses de sécurité familiale, où il relève une erreur de classification de 22 milliards inscrits en investissement, un logement partiel des fonds dans le programme foncier Procasef, et trois chiffres officiels divergents. Il conclut enfin que le décret d’avance rend la rectificative inutile.

Ce que dit le document du gouvernement

Les éclaircissements transmis par l’exécutif le 30 octobre donnent une enveloppe de 70 milliards pour les transferts sociaux, dont 48 mobilisés par le Cerp, et un nombre de ménages bénéficiaires porté de 355 013 à 469 497. Les 790,3 milliards de subventions énergétiques s’y répartissent entre 718,3 milliards au Fonds spécial de soutien à l’énergie et 72 milliards au Cerp.

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