Cri de coeur d’un expatrié désespéré : Le naufrage de nos espoirs

Chronique d'un émigré désespéré : Le naufrage de nos espoirs

Savoir qui a tort ou raison ? La question est aujourd’hui un luxe indécent. Pendant que l’Europe vacille sous les grèves et les tensions sociales, des cohortes de jeunes Sénégalais continuent de brader leur vie à la mer. Et que fait le sommet de l’État ? Il s’offre le luxe irresponsable d’un bras de fer institutionnel stérile. Le rejet de la Loi de Finances Rectificative (LFR) par l’Assemblée nationale n’est pas un banal jeu parlementaire : c’est la preuve factuelle d’un blocage mortel. La dette s’alourdit, le secteur privé retient son souffle, les bailleurs s’éloignent, et le pays s’enfonce dans le doute.

Pourtant, soyons factuels : Bassirou Diomaye Faye peut-il décemment oublier que sa présidence est le fruit direct du choix politique, responsable et désintéressé d’Ousmane Sonko ? Voir aujourd’hui le pouvoir vaciller sous les manœuvres d’anciens adversaires, de chroniqueurs alimentaires et de politiciens recyclés — hier ennemis jurés du changement, aujourd’hui faux protecteurs de l’État — est une insulte à l’histoire récente. Vos divergences ne sont pas des débats d’idées : elles ne reflètent que des ambitions personnelles qui étouffent le Sénégal.

Certes, les Jeux Olympiques de la Jeunesse viennent d’offrir une vitrine éclatante à notre nation, honorant l’Afrique le temps d’un spectacle parfait. Mais les projecteurs s’éteindront, et les JOJ ne rempliront pas les assiettes, ni ne retiendront les jeunes sur nos côtes.

Aujourd’hui, la diaspora — moteur financier, social et économique du pays — contemple ce gâchis le cœur lourd. Nous qui investissons nos sueurs et nos économies pour soutenir nos familles voyons nos sacrifices balayés par le calcul politique. La tristesse est immense, mais la mémoire reste intacte. Le rendez-vous est pris : peuple sénégalais, la diaspora vous donne rendez-vous en 2029 aux urnes.

Alioune NDIAYE

PARTAGER