Sénégal : payer son cloud en francs CFA, la demande que Sen Startup met sur la table de Stellarix

Une infrastructure qu'on ne peut pas payer ne sert à personne. C'est la demande que Momar Diop, président de Sen Startup, a portée le jeudi 15 octobre à Dakar devant Stellarix : que les jeunes entreprises puissent régler leurs services cloud en monnaie locale. La rencontre se tenait au Jardin Keur Mame Charlotte, aux Almadies, sous l'intitulé Stellarix Business Breakfast.

Une infrastructure qu’on ne peut pas payer ne sert à personne. C’est la demande que Momar Diop, président de Sen Startup, a portée le jeudi 15 octobre à Dakar devant Stellarix : que les jeunes entreprises puissent régler leurs services cloud en monnaie locale. La rencontre se tenait au Jardin Keur Mame Charlotte, aux Almadies, sous l’intitulé Stellarix Business Breakfast.

Stellarix, spécialiste de l’hébergement de données et des solutions cloud, y retrouvait l’association qui fédère les startups du pays, sur le thème « Cloud, Marketplace, Continuité d’activité ». Sa directrice générale, Nafy Diagne, a rappelé que l’entreprise avait lancé son cloud souverain au mois de janvier, et présenté les différents niveaux de service, de l’infrastructure aux plateformes jusqu’aux logiciels. L’objectif affiché est désormais de rendre ces ressources accessibles aux entreprises qui innovent.

La question du paiement n’est pas un détail d’intendance, elle décide de qui peut utiliser une infrastructure souveraine. Une startup dakaroise facturée en devises dépend d’une carte bancaire internationale, d’un compte en dollars ou d’un intermédiaire, trois obstacles que la plupart des jeunes structures ne franchissent pas. En posant cette exigence, Momar Diop ramène la souveraineté numérique du terrain des infrastructures à celui des moyens de paiement, où elle se vérifie concrètement.

Le second volet du rapprochement porte sur la marketplace de Stellarix. Nafy Diagne souhaite que les startups puissent y mettre leurs propres solutions à disposition, ce qui les placerait des deux côtés de la plateforme, utilisatrices de l’infrastructure et fournisseuses de produits. Momar Diop a qualifié la séance de session de co-construction, destinée à ajuster l’offre à des entreprises de maturités très différentes.

La matinée comportait une présentation de Stellarix et de sa marketplace, des ateliers, des restitutions, des temps de mise en relation et des mini-diagnostics. Hébergement, sauvegarde des données et reprise d’activité après incident figuraient au programme, trois sujets qui engagent directement la continuité des entreprises dont l’activité dépend de services numériques.

Reste ce que la rencontre n’a pas tranché. Ni les tarifs, ni les critères d’accès à la marketplace, ni les engagements pris envers les startups n’ont été rendus publics. Un canal de vente supplémentaire ne garantit pas de clients, et un cloud local ne devient souverain à l’usage que lorsque son prix et ses conditions d’accès sont connus. Ces éléments décideront de la portée réelle du rapprochement annoncé aux Almadies.


Alioune Ndiaye

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