ITALIE-Charter de 28 expulsés : un seul vient des troubles de Milan, où 271 personnes avaient été interpellées
La Direction centrale de l'immigration et de la police des frontières a rapatrié le 28 octobre vingt-huit ressortissants nord-africains par vol charter, avec l'appui de Frontex et sous l'observation d'un représentant du Garant national des droits des personnes privées de liberté. Ni les nationalités ni le pays de destination n'ont été rendus publics.
La Direction centrale de l’immigration et de la police des frontières a rapatrié le 28 octobre vingt-huit ressortissants nord-africains par vol charter, avec l’appui de Frontex et sous l’observation d’un représentant du Garant national des droits des personnes privées de liberté. Ni les nationalités ni le pays de destination n’ont été rendus publics.
Selon la police, la quasi-totalité des rapatriés présentent des antécédents pénaux ou de police, pour des infractions contre les personnes, les biens et l’administration publique, ainsi qu’en matière d’armes et de stupéfiants. Le communiqué ne dit pas combien correspondent à des condamnations définitives, ni ne nomme l’État où l’appareil s’est posé.
Une expulsion suspendue par un juge, puis exécutée
L’homme placé en rétention après les troubles milanais est entré en Italie par Crotone, mineur non accompagné. En juin 2026, il a fait l’objet d’une mesure d’éloignement pour dangerosité sociale et a été conduit en centre de permanence pour le rapatriement. Un juge de paix a suspendu cette mesure sur recours et ordonné sa libération. Il a ensuite déposé une demande d’asile, rejetée par la commission territoriale. La police lui attribue des antécédents pour vol avec violence, inobservation des ordres de l’autorité, menaces, harcèlement, production et trafic de stupéfiants. Le communiqué n’établit pas sa responsabilité dans les violences du 18 octobre.
À Milan, 271 personnes conduites au commissariat, en majorité mineures
Le 17 octobre, un cortège de cinq mille personnes contre la cherté de la vie avait dégénéré à Milan, trois mille à Turin et deux mille à Bologne. Le lendemain, les rassemblements ne relevaient d’aucune manifestation déclarée : ils se sont formés par le bouche-à-oreille, les réseaux sociaux et des groupes de discussion. Des magasins ont été pillés via Torino, et le Duomo a fermé.
Deux cent soixante et onze personnes ont été conduites à la questure de Milan ce dimanche, dont 220 mineurs, certains de moins de quinze ans. Soixante d’entre elles, soit 22 %, n’étaient pas italiennes : les 211 autres l’étaient, ou issues de la deuxième génération. Douze personnes ont été interpellées à Turin, dont dix mineurs, et cinq arrestations ont eu lieu à Bologne, dont quatre mineurs. Les chefs retenus à Milan sont la dévastation, le pillage et la résistance aggravée. Les nationalités des soixante étrangers n’ont pas été publiées.
Sur ces 271 personnes, une seule figurait dans le charter du 28 octobre, et son éloignement avait été décidé quatre mois avant les faits de Milan. Les procédures ouvertes contre les autres relèvent de la justice italienne.
Africa7Media: Alioune NDIAYE



