Un octobre en cache un autre :La santé mentale, l’urgence sanitaire du 21e siècle!
En 2000, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait dédié tout le mois d’octobre à la Santé Mentale, pour une meilleure sensibilisation sur cet élément essentiel et indissociable de la Santé. « Santé Mentale – Oui aux Soins, Non à l’Exclusion », était le thème retenu à l’époque, pour la célébration de la Journée Mondiale de la Santé Mentale, le 10 octobre. Aujourd’hui, 26 ans après, le temps donne raison à cette grande Institution de l’Organisation des Nations Unies (ONU), la nature humaine étant gravement menacée par la dégradation, à l’échelle mondiale, du principal outil extrêmement précieux et important qui la différencie de la race animale : l’esprit, caractérisant ainsi la santé mentale. En ce début du 21e siècle, la santé mentale est devenue la toute première urgence sanitaire pour l’ensemble des pays de la planète, sans exception. Et, tous les Etats, riches, pauvres ou en voie de développement sont concernés. D’ailleurs, c’est pourquoi, certains pays européens dont la France ont déclaré la santé mentale, la Grande cause nationale, en 2025 et en 2026, vu les défis majeurs que constitue ce domaine considéré comme étant la santé proprement dite, d’où cette évidence mondiale bien connue et acceptée par l’OMS : il n’y a pas de vraie santé, sans la santé mentale.
Au Sénégal, la santé mentale demeure et reste dans une léthargie totale, inadmissible et inexplicable due essentiellement à une confusion de par des plus hautes autorités sanitaires qui la résument en la psychiatrie. Au Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, il y a la Division de la Santé Mentale, dirigée par un psychiatre universitaire, depuis sa création en 2012, en remplacement au Bureau de la Santé Mentale qui était sous le contrôle du Service de Psychiatrie du Centre Hospitalier National Universitaire de Fann. Mais, jusqu’ici, il n’y a aucune différence avec ce qui se passe présentement avec la mauvaise gestion de la Santé Mentale par des médecins psychiatres, dépendant du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. En clair, la Division de la Santé Mentale n’est pas gérée par le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique qui, depuis des décennies, passe tout son temps à combattre une Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM), créée en l’an 2000 par Ansoumana DIONE, devenu un élément incontournable dans le dispositif sanitaire, vu ses nombreuses réalisations inégalables au profits des malades mentaux et de leurs familles dont beaucoup souffrent toujours en silence.
Le Président


