Revue de presse : Le Sénégal dans le rouge, Dakar dans le noir, Sadio Mané investit :
La presse sénégalaise de ce lundi vingt et un septembre met les finances publiques au centre du débat. Les chiffres sont tombés, et ils ne souffrent aucune interprétation.
La presse sénégalaise de ce lundi vingt et un septembre met les finances publiques au centre du débat. Les chiffres sont tombés, et ils ne souffrent aucune interprétation.
Le Soleil ouvre sur « les grands équilibres rebattus » par le projet de loi de finances rectificative. Les recettes sont désormais arrêtées à cinq mille huit cent quarante-huit milliards sept cents millions de francs CFA et le déficit budgétaire grimpe à mille sept cent trente-cinq milliards deux cents millions, soit sept virgule six pour cent du produit intérieur brut. Des chiffres confirmés par le document budgétaire publié.
Or pendant que l’État subventionne le courant, le courant s’éteint. L’Évidence prévient que le retour des délestages peut coûter cher au régime, les coupures persistant malgré les assurances de la Senelec.
EnQuête choisit une formule plus sévère : « Les chiffres de la crise ». Le quotidien insiste notamment sur la forte progression de la subvention à l’énergie, tandis que WalfQuotidien résume la situation par une manchette sans détour : « Le Sénégal dans le rouge ». Derrière les formules, une même réalité comptable : les recettes reculent, certaines dépenses d’investissement sont revues à la baisse et le poids des soutiens énergétiques augmente.
Mais les comptes de l’État ne sont pas seulement budgétaires. Tribune relaie l’offensive du Forum civil qui réclame davantage de transparence sur plusieurs dossiers publics. Les Échos reprend également cette exigence de reddition des comptes, signe que la gouvernance financière reste un autre fil rouge de l’actualité.
Et pendant que Dakar compte ses milliards, Bambali veut produire les siens. Vox Populi, Le Soleil et Source A consacrent une large place à Sadio Mané, qui vient de poser la première pierre de son projet agro-industriel. L’investissement annoncé atteint onze milliards sept cents millions de francs CFA et doit notamment développer la transformation locale et créer plus de mille emplois directs.
Sur un autre front, L’Observateur parle d’une « série noire du vandalisme » contre les installations de la Société nationale d’électricité du Sénégal. Direct News évoque huit postes vandalisés. À Sébikotane et Khodoba, deux installations ont effectivement été attaquées le vingt septembre, provoquant des perturbations dans l’alimentation électrique.
Ainsi va le Sénégal de ce matin : un État qui cherche ses équilibres, une société civile qui réclame des comptes, un champion qui transforme sa réussite en investissement productif, et des infrastructures essentielles qu’il faut protéger. Dans ce pays où le débat peut être ardent sans devoir devenir fracture, que chacun garde à l’esprit l’essentiel : préserver la paix, cultiver la sérénité et défendre la stabilité de nos institutions.
Alioune NDIAYE ( réalisée grâce à Mamadou Ly, ( Ma revue de presse )



