Revue de presse- COMMISSIONS D’ENQUÊTE – LE POUVOIR SOMMÉ DE RENDRE DES COMPTES, PENDANT QUE L’ÉCOLE PREND L’EAU
Revue de presse Africa7 — Lundi 12 octobre 2026
Les commissions d’enquête parlementaire occupent les unes de ce lundi, avec une question embarrassante pour la majorité : jusqu’où ira l’exigence de transparence ? Tribune choisit la confrontation et titre « Du refus d’enquête à la promesse de transparence : la chute de Sonko ».
Le quotidien rappelle les refus de comparution qu’il attribue à Ousmane Sonko dans deux affaires antérieures. WalfQuotidien parle d’une contre-attaque de Kiraay, tandis que Vox Populi rapporte la demande de Mimi Touré d’étendre les investigations au fonds Jamm pour la paix en Casamance.
Source A reprend cette interpellation adressée à l’actuel président de l’Assemblée nationale. Mais Les Échos introduit une précision juridique : selon le journal, le Conseil constitutionnel avait censuré une disposition destinée à contraindre les personnes convoquées à comparaître. EnQuête élargit le débat aux dossiers fonciers, aux véhicules de l’Assemblée et au programme « Un étudiant, un ordinateur ». L’Alliance pour la République, citée par La Dépêche, dénonce pour sa part une « farce de très mauvais goût ».
Pendant que les responsables politiques s’affrontent, la rentrée scolaire se déroule sous les eaux. Sud Quotidien annonce « Une rentrée au forceps », sur fond d’établissements inondés. L’Évidence parle d’une « rentrée à l’eau », alors que Le Soleil chiffre à plus de quatre millions le nombre d’apprenants reprenant le chemin de l’école. La situation des établissements touchés par les inondations contraste avec les annonces officielles sur la reprise des cours.
Autre dossier particulièrement sensible, celui de la pêche. L’Observateur annonce « La filière pêche au bord de l’asphyxie », évoquant la chute des ressources et les risques pesant sur les exportations vers l’Europe. Le Soleil publie, de son côté, une enquête sur les sociétés mixtes de pêche industrielle et les difficultés à identifier leurs véritables propriétaires. Deux angles différents qui interrogent la gouvernance d’un secteur essentiel à l’économie nationale.
Enfin, Rewmi Quotidien révèle que cent six restes humains sénégalais auraient été identifiés au Muséum national d’histoire naturelle de Paris. Le journal affirme également que l’État sénégalais n’a formulé aucune demande de restitution. Une information historique majeure qui mérite une attention particulière.
Alioune NDIAYE …réalisée grâce à Mamadou Ly, ( Ma revue de presse )



