ONU-La candidature africaine s’effondre : quatre voix pour et onze contre au septième tour, deux semaines après le retrait de Macky Sall
Au septième scrutin indicatif du Conseil de sécurité, le vendredi 30 octobre 2026, la Costaricaine Rebeca Grynspan a obtenu onze avis favorables et quatre défavorables, son meilleur résultat. Olara Otunnu, dernier candidat africain en vue, a recueilli quatre avis favorables pour onze défavorables. L’ancien président sénégalais Macky Sall s’était retiré le 16 octobre. Le prochain secrétaire général entre en fonctions au 1er janvier 2027.
Les résultats du septième tour
Derrière l’ancienne vice-présidente du Costa Rica, l’Argentin Rafael Grossi obtient neuf avis favorables et la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett huit. Entrée en compétition le 21 octobre, l’Émiratie Lana Nusseibeh, ancienne ambassadrice de son pays à l’ONU, termine quatrième avec sept avis favorables, six défavorables et deux sans opinion. Pour être recommandé à l’Assemblée générale, un candidat doit réunir au moins neuf voix favorables sans veto d’aucun des cinq membres permanents, et ces scrutins ne révèlent pas leurs positions individuelles. Aucune femme n’a dirigé l’organisation depuis sa création.
Dakar n’a pas parrainé son ancien président
La candidature de Macky Sall avait été déposée au siège des Nations unies le 2 mars 2026 par le Burundi, pour le compte de l’Union africaine alors présidée par Evariste Ndayishimiye. Le Sénégal, qui aurait normalement parrainé son ancien chef d’État, ne l’a pas fait et n’a exprimé aucune position officielle. Bassirou Diomaye Faye avait soutenu publiquement cette candidature le 24 septembre 2026. Après le scrutin informel du 16 octobre, Macky Sall a annoncé son retrait en déclarant : « je ne suis pas battu, je me retire par concertation africaine ». Les comptes rendus de presse situent son résultat à cinq avis favorables pour dix défavorables, chiffre qu’aucune source officielle ne publie.
Le Kenya rompt les rangs
Le Kenya a annoncé qu’il ne soutiendrait pas Olara Otunnu et s’est rangé derrière la candidate émiratie, ce que des sources diplomatiques citées par la presse ougandaise décrivent comme une fracture de l’unité régionale. Les États d’Amérique latine et des Caraïbes font valoir que l’alternance régionale doit leur revenir cette fois, ce qui conforte trois des quatre premiers. Abou Dhabi fait par ailleurs l’objet d’accusations de soutien aux Forces de soutien rapide engagées dans la guerre au Soudan, qu’il conteste, controverse qui a pesé sur les interrogations entourant l’indépendance de sa candidate.
Deux étapes suivront : un nouveau scrutin indicatif, puis la recommandation formelle du Conseil à l’Assemblée générale, à temps pour une entrée en fonctions au 1er janvier 2027.
Africa7Media: Alioune NDIAYE



