Sénégal : l’État a construit la Maison des Nations unies, qui abrite désormais l’UNOWAS et des directions régionales
La Journée des Nations unies a été célébrée le vendredi 23 octobre 2026 à la Maison des Nations unies de Diamniadio, pour la première fois dans ce complexe construit par l'État sénégalais afin de réunir les entités onusiennes présentes dans le pays. La cérémonie s'est tenue quatre mois après la signature, le 12 juin, de l'accord d'occupation du site, dans un auditorium de cinq cents places presque comble.
La Journée des Nations unies a été célébrée le vendredi 23 octobre 2026 à la Maison des Nations unies de Diamniadio, pour la première fois dans ce complexe construit par l’État sénégalais afin de réunir les entités onusiennes présentes dans le pays. La cérémonie s’est tenue quatre mois après la signature, le 12 juin, de l’accord d’occupation du site, dans un auditorium de cinq cents places presque comble.
« Vous êtes ici chez vous », a déclaré Aminata Maiga, coordonnatrice résidente du système des Nations unies au Sénégal, pour qui « cette Maison est bien plus qu’un bâtiment » et traduit l’ambition de Nations unies « plus unies, mieux coordonnées, plus efficaces et plus proches des populations ». Au nom du corps diplomatique, l’ambassadeur Jean-Luc Aka-Evy a salué un « Ouf, enfin, nous sommes chez nous » et qualifié le lieu de « maison de l’humanité ».
Ce que le complexe abrite dit la portée réelle de l’opération. Au-delà des agences, fonds et programmes présents au Sénégal, la Maison accueille des bureaux régionaux ainsi que le Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel. Maxime Houinato, d’ONU Femmes, a rappelé que la plupart des directeurs régionaux couvrent environ vingt-quatre pays. Diamniadio devient donc une base d’où se pilotent des programmes dépassant largement les frontières sénégalaises.
Le ministre Cheikh Niang a réaffirmé l’attachement du Sénégal aux idéaux de paix, de justice et de prospérité, et s’est engagé sur l’accompagnement des personnels : « Nous ferons un suivi tout au long du processus. » Le déménagement n’est donc pas achevé, et aucun calendrier n’a été rendu public. Le coût de construction du complexe n’a pas davantage été communiqué lors de la cérémonie.
L’édition portait sur le numérique et l’emploi des jeunes à l’ère de l’intelligence artificielle. Cheikh Niang a rappelé que le New Deal technologique vise 15 % du produit intérieur brut et 350 000 emplois d’ici 2034, en nuançant sur l’outil lui-même : « Ce qui est problématique, c’est davantage l’usage que l’on peut donner à l’IA que l’outil lui-même. » Aminata Maiga a appelé à « réduire les inégalités au lieu de les accentuer ».
Le chef de l’UNOWAS, Leonardo Santos Simão, a pour sa part écarté toute lecture conjoncturelle de la présence onusienne dans la sous-région : « La coopération n’est pas un choix de circonstance. » Il a ajouté que « la sécurité ne se gagnera pas uniquement par les armes ». Abdou Khadr Diakhaté, de l’ASAFI, a résumé l’esprit de la journée d’une formule : « L’expérience ne prend pas sa retraite. »
La cérémonie s’est achevée par une pièce de la troupe Kocc Barma de Rufisque consacrée aux perspectives des jeunes à l’ère de l’intelligence artificielle. Elle s’est tenue à une semaine de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse, le 31 octobre, dans le même pôle urbain de Diamniadio.
Alioune Ndiaye



