Sénégal : l’hôpital militaire de Thiès ouvre un centre de dialyse de 30 générateurs, extensible à cent
La cérémonie s'est tenue sous la présidence du médecin-colonel Abdou Rajack Ndiaye, directeur du Service de santé des Armées, en présence du commandant de la zone militaire numéro 7. L'EHMT est un établissement public de santé de second niveau, implanté dans cette zone et rattaché à la Direction du service de santé des Armées.
L’Établissement hospitalier militaire de Thiès a inauguré le mardi 13 octobre un centre d’hémodialyse de trente générateurs, au camp général Joseph Louis Tavares Da Souza, à Diakhao. L’investissement s’élève à un milliard de FCFA et la structure doit prendre en charge cent vingt patients par semaine, militaires, familles et populations civiles de la région.
La cérémonie s’est tenue sous la présidence du médecin-colonel Abdou Rajack Ndiaye, directeur du Service de santé des Armées, en présence du commandant de la zone militaire numéro 7. L’EHMT est un établissement public de santé de second niveau, implanté dans cette zone et rattaché à la Direction du service de santé des Armées.
Le chiffre qui engage l’avenir n’est toutefois pas celui de trente. Le centre est conçu pour être porté jusqu’à cent générateurs. Le directeur de l’établissement, le médecin-colonel Malick Ndiaye, en fait l’objectif explicite, afin que l’armée contribue à réduire la liste d’attente des insuffisants rénaux de la région. Pour le médecin-chef du centre, le médecin-commandant Babacar Mbodj, l’ouverture soulage des patients confrontés aux difficultés d’accès aux soins et constitue une étape vers un accès plus large à la dialyse gratuite.
Cette unité n’arrive pas isolément. Elle avait été annoncée le 31 octobre dernier, au cours de l’inauguration de l’unité d’imagerie par résonance magnétique de l’établissement, en présence du chef d’état-major général des Armées, le général Mbaye Cissé, qui rattachait cette montée en puissance aux objectifs de la stratégie nationale de développement 2025-2029. Le directeur de l’EHMT avait alors cité, parmi les projets suivants, une unité de dialyse et une unité de psychiatrie, et demandé l’intégration de l’établissement au contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens.
L’ouverture d’un service de dialyse par les Armées à destination des civils mérite d’être relevée pour ce qu’elle est. Un hôpital militaire qui prend en charge des patients civils comble une carence du dispositif public, et il le fait sur un budget de défense. Le modèle a ses limites, puisque la pérennité d’un centre de dialyse tient moins à son plateau technique qu’à l’approvisionnement en consommables, en eau traitée et en personnel formé, trois postes de dépense récurrents que l’investissement initial ne couvre pas.
Deux éléments permettront de mesurer la portée de cette inauguration dans les mois qui viennent. Le nombre de générateurs effectivement mis en service au-delà des trente premiers, et les conditions tarifaires appliquées aux patients civils, que la cérémonie n’a pas précisées.
Avec la DIRPA



