Sénégal- Revue de presse: Washington promet, Dakar compte, l’Assemblée verrouille

La presse sénégalaise de ce jeudi dix-sept septembre deux mille vingt-six place l’argent public au cœur du débat national. De Washington à l’Assemblée nationale, une même interrogation traverse les unes : comment restaurer la confiance sans éluder l’exigence de transparence ?

La presse sénégalaise de ce jeudi dix-sept septembre deux mille vingt-six place l’argent public au cœur du débat national. De Washington à l’Assemblée nationale, une même interrogation traverse les unes : comment restaurer la confiance sans éluder l’exigence de transparence ?

Le Soleil ouvre la marche avec les « progrès encourageants » évoqués par Kristalina Georgieva après sa rencontre avec le président Bassirou Diomaye Faye. Tribune confirme la préparation d’un nouveau programme avec le Fonds monétaire international. L’optimisme reste cependant mesuré. EnQuête titre que « la restructuration sort du discours », relevant que la communication officielle privilégie désormais la restauration de la liquidité et de la viabilité de la dette. Les services du Fonds monétaire international avaient effectivement annoncé début septembre un accord technique et indiqué que les autorités sénégalaises envisageaient de solliciter un traitement de la dette.

À Dakar, le second front est parlementaire. Sud Quotidien proclame « Transparence saluée, publication exigée », tandis que Point Actu estime que PASTEF « joue la carte de la transparence ». Le Bureau de l’Assemblée nationale a effectivement adopté un arrêté encadrant les dépenses spéciales, avant l’ouverture, vendredi, de la troisième session extraordinaire de l’année. Les Échos choisit cependant un angle plus offensif et annonce le retour des députés de PASTEF sur l’encadrement des crédits spéciaux.

Mais l’économie ne s’arrête pas aux institutions. L’Info révèle le poids spectaculaire des transferts des migrants, estimés par le journal à mille huit cent soixante milliards de francs de la Communauté financière africaine en deux mille vingt-cinq. Rewmi Quotidien avance, de son côté, mille huit cent dix-neuf milliards. Cette différence entre les deux manchettes mérite donc d’être conservée comme telle et non artificiellement tranchée.

Tribune braque aussi ses projecteurs sur les hôpitaux et évoque les couacs d’un marché de trente milliards de francs de la Communauté financière africaine consacré à la digitalisation de la facturation. Le Témoin décrit parallèlement plusieurs zones de Dakar touchées par les inondations, tandis qu’EnQuête rapporte que l’hôpital régional de Saint-Louis fonctionne au ralenti sur fond de grève.

Enfin, WalfQuotidien ravive une blessure nationale : vingt-quatre ans après le naufrage du Joola, le journal parle d’une « plaie toujours béante ». Une tragédie qui rappelle que derrière les milliards, les institutions et les controverses demeure l’essentiel : la vie des Sénégalais.

Et lorsque les chiffres divisent, lorsque la politique s’échauffe et lorsque les blessures du passé refusent de se refermer, le Sénégal doit préserver ce qu’aucune réforme ne saurait remplacer : la paix, la sérénité nationale et la stabilité de ses institutions. Une revue de presse…réalisée grâce à Mamadou Ly, ( Ma revue de presse )

Alioune NDIAYE

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